La mémoire dans tous ses états !

S’il y a bien un défi quand on vieillit : c’est celui de cultiver sa mémoire.

Mais au fait de quoi parle t-on vraiment quand on parle de mémoire ? 

Car il existe en fait plusieurs sortes de mémoires et toutes n’évoluent pas de la même façon avec l’âge.

La mémoire rassemble les connaissances, les souvenirs et les savoir-faire. On distingue deux formes de mémoire principales : la mémoire à court terme (mémoire de travail) et la mémoire à long terme.

La mémoire de court terme ou mémoire de travail : C’est la mémoire du présent, celle qui permet de retenir les informations nécessaires à la réalisation d’une tâche. Elle est limitée en volume (on ne peut retenir qu’environ 7 éléments) et en durée (elle ne dépasse pas 18 secondes).

La mémoire de long terme, quant à elle, en rassemble plusieurs :

  • La mémoire sémantique (consciente) : La mémoire des connaissances acquises sur soi et sur le monde, la mémoire des savoirs. 
  • La mémoire épisodique/autobiographique (consciente) : La mémoire des évènements personnellement vécus. Celle qui nous permet de nous situer dans le temps et dans l’espace et de nous projeter dans le futur. Elle se constitue entre 3 et 5 ans.
  • La mémoire procédurale (inconsciente) : Celle des automatismes, des gestes : marcher, courir, faire du vélo, écrire, faire de la musique. Sans avoir à réapprendre à chaque fois.
  • Et enfin la mémoire perceptive (inconsciente) : la mémoire des 5 sens qui permet de retenir des images, des bruits, des sensations sans s’en rendre compte.

Les troubles répétés de la mémoire sont le symptôme le plus révélateur de la maladie d’Alzheimer. Alors que la mémoire à long terme (souvenirs d’enfance) est préservée, la mémoire épisodique (des faits récents) est rapidement touchée. Le malade souffrant d’Alzheimer oublie des rendez-vous, des noms de proches, ne termine pas ce qu’il fait et cherche des objets.

La mémoire autobiographique est donc la plus résistante ! Et cela tombe bien car c’est elle qui permet de se rappeler des différents épisodes de sa vie et qui fait naître ces moments suspendus si précieux que sont les histoires qu’on se raconte en famille. La mémoire autobiographique est donc celle que notre projet d’application Happy Madeleine au service de la transmission intergénérationnelle veut venir titiller, stimuler, agiter pour le bien-être de chaque membre de la cellule familiale que rassemble autour de lui l’Aîné.

PETIT MÉMO POUR NE RIEN OUBLIER AVEC HAPPY MADELEINE : 

Pour mémoriser une information plus durablement, 3 comportements clés sont nécessaires, l’idéal étant qu’ils deviennent des réflexes :

  • Etre attentif quand l’information nous parvient et donc ne pas se laisser interrompre par nos smartphones, nos e-mails, nos réseaux sociaux… ne pas se laisser envahir par la charge mentale non plus, (par exemple au moins pendant 25 minutes d’affilée conformément à la méthode Pomodoro).
  • Associer la nouvelle information à des éléments connus. Et les associations d’idées peuvent être rationnelles tout autant que loufoques (comme s’autoriser à se rappeler mieux d’un visage qui fait penser à un hamster !)
  • Réactiver cette information plusieurs fois, pour l’ancrer durablement. Que ce soit de façon active : par exemple en se répétant les idées clefs d’un article lu à haute voix, ou de façon passive : grâce au sommeil, à la relaxation ou la méditation. 

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