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Dans notre quotidien, nous sommes souvent pris dans une sur-information et submergés par de plus en plus d’images, et nos petits moments futiles, qui sont pourtant le sel de notre vie, tendent à parfois disparaître.

Nos aînés, dans notre société actuelle, ont ce pouvoir de nous ramener à ces souvenirs forts ou ces plaisirs minuscules avec une sagesse et une complicité que seul forge le cumul des années.

Nous leur devons ce vertige du saut temporel, cette expérience de l’espace temps qui se rapproche presque de la méditation !

Merci à tous nos Aînés pour ces partages d’histoires, ces récits du monde d’avant, ces anecdotes qui parlent des siens, ces moments suspendus dans un monde pressé pressurisant. 

La Madeleine de Proust

« Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin, à Combray, quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté ; (…). Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir.» 

À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

Pour Audrey : « Ma Madeleine à moi, c’est de regoûter les pastilles Vichy de ma grand-mère ou de repasser devant Les Lilas du jardin de mon grand-père au printemps. »

Et vous, quelle est votre Madeleine de Proust ?

Et vous, quelle est votre madeleine et auriez-vous envie de la raconter avec quelqu’un de votre famille ?

A suivre…